On ne choisit pas sa famille

Catégories Réflexions personnelles

Je sais maintenant qu’une grande partie de mes problèmes vient du fait que je n’ai pas pu faire confiance en une figure masculine depuis ma plus tendre enfance. Mon père ayant toujours voulu un petit garçon, moi, petite fille, ça n’allait pas. Pendant longtemps je crois j’ai naïvement tenté de lui correspondre mais c’était en vain.

Depuis, j’ai toujours eu un terrible manque de confiance en moi, comme beaucoup de gens, je sais. Ca n’est pas une fin en soi… mais en l’occurrence ce manque de confiance associé à l’instabilité de la figure masculine dans ma vie aura eu raison de moi quelques années plus tard, par cette relation devenue toxique. Comme je n’avais pas confiance en moi, et encore moins confiance envers les hommes, j’ai jugé bon toutes ces années de m’infliger ce mal, croyant que je ne pouvais prétendre à mieux. Je ne serai jamais assez bien pour qui que ce soit.

Est-ce qu’on guérit un jour de ça ? J’aurai peut être une vision des choses différentes si j’avais pu connaître une seule relation – amicale, paternelle, fraternelle ou sentimentale – saine de ce point de vue, mais j’ai beau dresser la liste… Il n’y a rien.

Est-ce que je mérite que de belles choses m’arrivent ? OUI. Et ça c’est presque gravé dans le marbre de mon cerveau, maintenant. Est-ce que j’y arriverai ? Je ne sais pas…

Comment distinguer les bonnes intentions des mauvaises ? Comment on apprend à faire confiance ? Comment est-ce qu’on surpasse 31 ans à avoir le cerveau en mode lessiveuse… avec une activité particulièrement toxique les 11 dernières années ?

Ma vie, elle commence maintenant, je l’ai compris. Je m’y emploie. J’y mets toute mon énergie… mais il suffit d’un coup de fatigue pour que l’équilibre fragile se défasse, et se heurte à nouveau à ce mur de pensées…

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